Frédérique Hoerner et Eric Ordonneau Architectures : notre agence basée à Bordeaux depuis 1998 intervient aussi bien dans la construction neuve qu'en réhabilitation en marchés publics et privés. Nous travaillons dans des domaines variés : maisons individuelles, maisons de ville, logements collectifs, habitat social, établissements scolaires, équipements municipaux, salles des fêtes, bureaux, commerces, cabinets médicaux. Nous vous donnons les moyens nécessaires à la réalisation de votre projet, de l'esquisse à la réception des travaux, offrant un service complet, simple et transparent : conseil, réalisation de plans, demandes de permis de construire, chiffrage, consultation d'entreprises, suivi des travaux, assistance à la réception des travaux. Grâce à la compétence des entreprises qualifiées que nous dirigeons tout au long du chantier et à la recherche constante des coûts maîtrisés, notre agence démontre que l'on peut joindre qualité, gestion du temps et objectif financier. Demeurant constamment disponible, nous sommes à votre écoute pour l'élaboration d'un projet sur mesure, soucieux d'obtenir une réalisation contextuelle unique et personnalisée.
publication Eco Maisons Bois
La maison Plateforme de Biscarosse a été publiée dans le magazine Eco Maison Bois & Energies renouvelables n°13 de novembre/décembre 2011. 9 pages de reportage dédiées.
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publication AMC 2010
La maison Plateforme de Biscarosse a été retenue parmi les "100 bâtiments de l''année" de l'annuel d'architecture AMC du Groupe Le Moniteur.
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LAUREATS des Trophées d’Architecture Vivons Bois 2010
La maison Plateforme a reçu le Trophée d'Architecture 2010 du salon Vivons Bois dans la catégorie maison individuelle.
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Le Pôle Educatif propose des espaces mutualisables permettant des usages hors période scolaire, qui ne représente que 140 jours par an environ. Réparti en trois bâtiments reliés à couvert, le pôle est accessible par deux entrées principales sécurisées. Chaque bâtiment regroupe une thématique et leur séparation permet de changer d'atmosphère et de fonctionner de manière autonome. Le bâtiment des classes peut recevoir du public dans la salle polyvalente et l’atelier pour des projections, réunions ou cours du soir. Le bâtiments des "loisirs" (accueil périscolaire, bibliothèque, salle de jeux et salle de motricité) et le restaurant possèdent un accès direct sur le domaine public et peuvent accueillir des activités associatives, être loués pour des repas festifs, etc. L'architecture du pôle est un jeu d’espaces plus ou moins fermés. Les bâtiments, les préaux qui les relient et les cours et jardins qu’ils encadrent s’enrichissent mutuellement : ombrage, protection du vent dominant, impluvium, échappées visuelles, omniprésence des arbres,… La compacité du bâti et la création d'un étage partiel enlèvent le moins de surface au sol possible pour agrandir les cours et jardins. Les principes de conception bioclimatiques et la recherche du bien-être des enfants et leurs encadrants ont été préponpérants. La structure et le bardage font la part belle au bois massif pour un bilan carbone positif et faire appel à la filière bois locale.
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L'OPH des Landes nous a confiés la réhabilitation en site occupé de son parc de logements sociaux de la zone Sud-Ouest, avec Ruiz et Imbaud architectes comme associé mandataire. Les six cités datent de 1960 à 1975. Les travaux comprennent la mise aux normes de sécurité, hygiène et accessibilité de tout ou partie du clos/couvert, parties communes, parties privatives, réseaux et/ou espaces communs extérieurs. Suivant les cités, ils ont consisté à remanier les entrées d’immeubles, traiter les abords, créer une isolation thermique par l’extérieur, remplacer les menuiseries et fermetures extérieures, réviser les couvertures et garde-corps, renforcer l'isolation en toitures, remanier et refaire à neuf les parties communes et les pièces d’eau des logements, prévoir ou refaire le réseau de chauffage et ventilation. La cité Castillon est une construction à ossature béton-métal et remplissage bois : le bardage bois existant a été remplacé par un bardage en fibres-ciment avec complément d’isolation par l’extérieur. Les cités La Palombière, Les Mouettes, Le Pissot, Eglise Carmentron Plaisance reçoivent un ITE agrafé (enduit fibré sur isolation rigide). Les interventions dans les logements étaient très courtes, avec chaque soir la restitution du chauffage, de l’eau et de l’électricité au locataire.
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Les 18 logements, à ossature et bardage bois massif, font appel à la filière bois locale landaise. 14 sont locatifs et 4 en accession. Les constructions s’insèrent dans leur contexte pavillonnaire diffus par la réalisation en première ligne de maisons individuelles, d'un parc et du stationnement aérien, et en maintenant le bâti à R+1. Le parc est accessible depuis les logements sans traverser de rue, il est ouvert sur l'espace public pour une bonne perméabilité avec le voisinnage. Les logements locatifs forment deux bandes perpendiculaires discontinues qui cadrent l’espace commun. Ils lui donnent une urbanité en lui créant des façades, tout en ménageant des percées visuelles vers la forêt. Un jardin privatif est attribué à chaque logement en liaison directe avec le séjour et la terrasse. Les logements sont traversants et ouverts sur deux façades au moins. Les vis-à-vis des pièces principales sont évités. Pour les mêmes raisons de recherche d’intimité, les logements sont accolés en bande plutôt que superposés. La performance énergétique est de niveau Thpe, les séjours sont largement vitrés pour capter les apports solaires passifs, les toitures sont végétalisées et des zones tampons sont rapportées pour éviter les déperditions thermiques.
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La principale contrainte du site, une forte pente orientée Nord du terrain, nous a conduits à créer un nouveau sol de référence. Cette plateforme sur pilotis effleure le terrain en pente pour relier les deux sols. Elle permet du coup à la maison de s’orienter au sud et de créer des terrasses horizontales praticables.
Afin de conserver le plus possible d’arbres sur le terrain, la maison se décompose en trois volumes qui se glissent entre eux. L’implantation du bâtiment principal se fait dans la bande de terrain située entre les deux maisons mitoyennes de manière à éviter les vis-à-vis. Les matériaux choisis en extérieur (bardage bois Douglas naturel, toiture en bardeaux de Mélèze, caillebotis pin, acier, zinc, aluminium, vitrages) accompagnent le mimétisme de la maisons dans les arbres par leurs teintes proches de celle des troncs et du paysage forestier. La maison évoque les constructions traditionnelles de la région : cabanes de pêcheurs tchanquées, palombières, airials.
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Adossé au centre bourg situé sur un côteau, «le Puch», le bâtiment projeté s’ouvre vers la campagne environnante. Vue de loin, l’école délimite la zone construite de la zone cultivée et crée une façade arrière au village. Surplombant le paysage côté Nord, le bâtiment s’implante en creux par rapport au terrain naturel côté Sud, réduisant ainsi les vis à vis avec les habitations voisines. La cour, placée au plus loin des habitations, bénéficie de la vue plongeante vers les vignobles. Le bâtiment est un volume «élémentaire», il revisite de manière contemporaine les grandes constructions isolées de la région : fermes, chais, hangars… Les matériaux sont choisis pour leur légèreté, leur efficacité et leur confort (éclairement, isolation, ombrage), mais aussi pour leur côté ludique (bardage moiré, changeant de teinte avec la lumière). La conception est bioclimatique, elle intègre les principes de démarche environnementale : construction sèche, compacité, confort visuel, éclairage naturel, captage et stockage des apports solaires passifs, éclairage des classes par zones, revêtements de sols naturels, récupération des eaux pluviales, protections solaires, ventilation croisée, principe de cheminées à vent pour le rafraîchisement. Ce bâtiment semi-industrialisé de 1021 m2 SHOB a coûté 840 Eur du m2 (prix 2005).
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Le maître d’ouvrage souhaitait faire de cet immeuble vétuste un ensemble de logements "décents". Nous avons proposé la réalisation de cinq appartements spacieux, lumineux et confortables, destiné à des familles. Calqués sur la volumétrie du bâtiment, un par étage plus un en fond de parcelle, les logements ont été acquis par des couples trentenaires, dont un seul avec enfant. Depuis, 5 nouveaux-nés sont arrivés ! Le parti a été de cureter, évider, vitrer et blanchir : le bâtiment était sombre et étouffait dans ses rajouts successifs. Les murs pierre ont été ravalés et chaulés de blanc, les murs démolis ont été refermés par des baies vitrées, 3 terrasses privatives ont été créées. Chaque logement possède deux chambres, un séjour de plus de 40 m², une cave, des rangements à valises au-dessus des pièces d’eau. Le «pigeonnier» possédant 4 orientations, pièce la plus haute de l’immeuble et une des plus hautes du quartier, a été transformée en chambre et dédiée au logement du R+5. Un ascenseur a été rapporté dans les anciens WC sur paliers.
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Le terrain est une parcelle de forêt des Landes protégée : les abattages d’arbres sont proscrits. Les pins sont très élevés et très serrés, ce qui nous a conduits à projeter une maison hissée sur pilotis pour moins d’impact au sol et sur les racines des arbres, et à décomposer la maison en petits volumes décalés. Nous avons proposé une forêt de pilotis dans une forêt de pins, en évocation historiquev aux échasses des bergers landais aux poulaillers des airials landais. Les espaces principaux de la maison sont accompagnés de modules satellites à usage de chambres-cellules de vie. Ainsi, les lieux intimes sont séparés spatialement et phoniquement, tandis que la maison est essentiellement un lieu de vie commune très ouverte et pourvue de larges terrasses de vie et de circulation dans les arbres. Un maximum de lumière est recherché, les arbres ombrageant à l’année le terrain. Ce projet malheureusement ne verra jamais le jour car l'équipe municipale et l'architecte conseil ont refusé son permis de construire, en raison de sa non intégration dans le site et l'aberration des pilotis qui ne seraient pas traditionnels de la région. L'autre maison, dont le permis a été accepté, prévoit l'abattage d'arbres et comporte un seul volume à R+1 avec toiture à deux pans.
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L'extension se fait par un bâtiment séparé, comportant 4 classes et un préau, un bureau de direction et un hall d'accueil. Le bâtiment est orienté Nord Sud, le préau est au plus près de la cour existante. La conception semi-industrielle reprend les principes de l'école de Saint-Germazin du puch : volume élémentaire, construction sèche, isolation renforcée, zone tampon thermique, cheminées à vent, éclairage naturel de toutes les pièces, chaudière gaz à condensation, captage et stockage apports solaires hiver, protections solaires été, sanitaires 2 débits, éclairage des classes par zone, confort visuel et acoustique. La construction utilise les procédés industrialisés pour l’ossature et l’enveloppe du bâtiment tout en restant traditionnel pour le second œuvre. Les menuiseries intérieures en bois, les cloisons et plafonds en plâtre permettent d’assurer un bon confort acoustique dans le bâtiment. L’ossature métallique de grande portée permet de libérer le plan d’éléments porteurs intermédiaires : le bâtiment peut du coup être largement vitré, et le cloisonnement intérieur peut être modifié si besoin. Le coût du bâtiment est très bas pour les prestations proposées : 815 € au m2 de SHOB, 65 KWhep/m2/an
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Située sur un très petit terrain en seconde ligne d'une zone pavillonnaire, la maison se serre contre la limite constructive Nord (maison étroite et à étage) afin de dégager le plus grand jardin possible. Elle présente côté Sud sa plus grande façade, largement vitrée, côté Nord une façade aux ouvertures petites et côté Est et Ouest des façades étroites. La finesse de la maison permet de simplifier le système constructif, par simple pannes traversantes. La teinte extérieure fait référence aux teintes des maisons environnantes, claire. Un toit terrasse a été proposé pour minimiser la hauteur de l'ensemble en égard aux voisins. La maison est à ossature bois et bardage en plaques de béton fibré, sa conception est bioclimatique : captage et stockage des apports solaires, ventilation croisée, rafraichissement d'été par courants d'air, panneaux solaires pour la production d'eau chaude. Le chauffage est prévu par chaudière électrique et radiateurs, ce qui permettra à terme d’installer la chaudière à granulés de bois prévue initialement mais trop coûteuse.
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La maison est composée de façades porteuses en briques monomur et d'une charpente simple par pannes traversantes. La couverture est en zinc et les façades enduites à la chaux côté extérieur et au plâtre traditionnel côté intérieur. Les longues façades profitent des orientations favorables Est et Ouest, de larges baies permettent de capter le soleil d’hiver, les volets roulants régulent les apports solaires et protégent du froid de la nuit. La maison s'intègre dans la nature environnante par son profil de «petite colline» sans angle vif et par ses teintes de valeur moyenne gris et terre crue non réfléchissantes, proches des paysages d’automne. La maison est conçue comme une "tranche" de maison, son large pignon permet d'atteindre au mieux les objectifs du programme malgré un PLU contraignant tout en optimisant l'éclairage des pièces et sa faible largeur permet d'optimiser le système constructif. Elle propose côté rue une façade étroite, ménageant ainsi de larges vues vers le paysage environnant.
Le centre de loisirs et le pavillon sont des volumes simples et trapus, comme des archétypes de bâtiment. Ils évoquent la maison que les enfants dessinent : un parallélépipède avec un toit à deux pentes. La répartition du programme en deux bâtiments séparés permet une implantation sur deux niveaux sans avoir recours à d'importants terrassements. Les limites du centre de loisirs résultent directement des exigences du POS : les façades implantées en biais introduisent du coup une géométrique intéressante, le bâtiment devient par ces simples variations un objet singulier et contemporain. Le volume du Pavillon est quant à lui tout à fait régulier, puisqu’aucune contrainte particulière ne l’oblige à se plier ou à se déformer. Ainsi, le projet ne souffre d’aucun geste formel gratuit. L’emploi de la couleur résulte d’une volonté d’intégration au site (les bâtiments communaux voisins sont tous colorés) et de communication avec les enfants (la couleur comme vocabulaire élémentaire et support pédagogique essentiel).
Les propriétaires souhaitaient ajouter deux chambres à leur maison d’architecte des années 60. Ils pensaient aussi faire un garage plus tard. L’exigüité de l’ensemble nous a conduits à proposer une seule chambre neuve pensée comme un studio, l'autre étant créée par la réunion de deux petites chambres inadaptées de la maison. Nous avons choisi d'intégrer le garage dès le départ pour permettre une extension côté rue en requalifiant l’espace vaquant existant plutôt que d'agrandir côté jardin, déjà très utilisé (piscine, jardin, terrasse).
Pour investir un territoire tampon situé entre la maison et la rue avec un programme intermédiaire sans concurrencer l'architecture de la maison, nous avons choisi un vocabulaire architectural contextuel ne faisant pas partie de la maison: la clôture existante. Il en ressort une architecture hybride, qui confère à l’extension ce caractère intermédiaire souhaité, ni maison ni rue, à la fois intime et extérieur. Le jeu de lamelles verticales de la clôture est repris en grand. Il filtre les vues directes de la rue. Les espaces créés sont extérieurs mais ouverts, ils redonnent une intimité à ce jardin sur rue sans le clôturer visuellement et permet l’orientation de pièces de vie dessus (studio).
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Le terrain est constitué d’une vaste prairie au dénivelé de plus de 2m40. Conçue sur pilotis pour se dégager des irrégularités du terrain, éviter d’importants terrassements et pour ne pas dénaturer le profil de la colline, la maison crée du coup une double hauteur d’étage côté bas de pente. La construction s’insère au mieux dans le paysage environnant grâce à ses limites progressives laissant passer la vue. Les nombreuses semi-transparences sont ménagées par les espaces intermédiaires créés autour de la partie habitation (vide sous pilotis, galerie, terrasse couverte).
Des dispositifs architecturaux en font une maison solaire passive: serre captant l’énergie solaire directe d’hiver, débords de toiture au Sud et à l’Ouest pour protéger les façades les plus exposées au soleil d’été et aux vents dominants (pluie). Sa forme longiligne présente au Nord et côté route sa plus petite façade.
L’ancien bar de plein pied avec trois orientations, sans copropriété, une cour et proche du centre ville, nous a paru tout naturellement indiqué pour devenir une maison de ville avec jardin.
La recherche du bruit minimum et de l’intimité maximum nous a conduits à retourner le bâtiment vers sa cour : la nouvelle entrée se fait en deux temps, dans le jardin puis dans la maison. Afin d’empêcher la vue des passants, un mur plein est créé en clôture du jardin et les vitrages sur rue sont dépolis jusqu’à 1m50 du sol intérieur, soit à 2m du trottoir ce qui permet de conserver la vue depuis l’intérieur. Le mur de clôture qui intériorise le jardin plus la création d’une large baie vitrée sur la façade jardin font qu'on se sent habiter un séjour-jardin de 90m2 au lieu des 40m2 de séjour construit. L'agencement intérieur permet de ménager des triples orientations et des vues traversant les pièces. Le minimum de cloisons est créé, et alors elles doivent être à usage multiple: cloison - placard, cloison - support des sanitaires.
Maison solaire passive: Le sol de béton noir stocke l’énergie solaire directe passive produite par la baie vitrée plein Sud. Un store–banne extérieur se déroulant sur 2m50 permet d’ombrager l’intérieur de la maison et la terrasse l’été. La création d’un jardin complète le dispositif phonique et thermique de la maison, et achève la mutation de la cour en pièce supplémentaire (prolongement du plan de travail, « tapis » enherbé, placards extérieurs...).
Le bâtiment se trouve sur un ensemble remarquable de la face sud du village à flanc et en crête de côteau. Il est placé en vis à vis de l’église et son cimetière classés. L’extension ne s’oppose pas à l’existant, elle est dans la continuité des modes constructifs et des volumétries simples du bourg. Elle a été construite en pierres du Quercy de récupération, que la mairie possédait. L’aspect général des façades ouest, nord et sud du bâtiment rénové reste inchangé, si ce n’est qu’elles font l’objet de travaux de réparations ponctuelles et d’enlèvement de végétaux. L’intérieur se démarque par la couleur, porteuse de gaieté. Les espaces extérieurs sont déjà propices à des regroupements festifs : La cour, plate-forme enherbée fermée sur 3 cotés et faisant balcon sur la vallée peut accueillir de petits regroupements et le pré situé arrière, largement ouvert sur le paysage, peut recevoir de grandes fêtes. Les abords sont du coup traités de façon minimale : les terrains sont juste maintenus enherbés, les murets réparés, la pente naturelle de la cour corrigée par endroits pour ménager un accès handicapés à la salle, une rampe enherbée sur talus stabilisé d’une largeur roulable de 3 m est créée pour l’accès de véhicules de service au pré.
Pour un site entre-deux, nous proposons un projet entre-deux, un habitat hybride et indéterminé pour conforter ce qu’est déjà l’essence du lieu. Cet esprit du lieu conditionne l’impression de liberté que l’on y ressent. On imagine une urbanité nouvelle, très libre, laissant la place à l’indéfini. Notre image de référence, les 3 âges de la femme, en est l’îcone. Nous voudrions que tous les âges cohabitent, que les familles puissent vivre avec les jeunes célibataires pressés et les retraités ayant besoin d’attention.
Le projet mêle la maison individuelle, la résidence, le loft. Le vocabulaire architectural est un mixage d’archétypes existants, comme un groupe de personnes aux identités variées, pour que chacun s’y reconnaisse et reconnaisse la différence de l’autre. Il est proposé à la fois de l’habitat individuel avec garage et jardin ; des maisons groupées favorisant les échanges avec jardin privatif ou séparé – de type jardin ouvrier – ; des appartements en résidence avec services et espace public commun - jeux, promenade - ; et des lofts individuels sur les toits avec vue imprenable sur la mer et un accès rapide au parking puis à l’autoroute.
Le projet prévoit enfin de soulever l’autoroute qui longe la mer devant le terrain pour laisser le bord de mer aux habitants, de plein pied. Les espaces non bâtis et non affectés aux jardin sont recouverts de graminées. Ces champs restent plats et silencieux, comme une parenthèse ou une marge entre villes.
Le Baron Perché de I. Calvino nous a inspiré un mode d’habiter les arbres qui soit modulaire et progressif, à la façon dont lui construisait ses passages et ses abris. Le baron dormait dans une outre fourrée et fabriquait des passages entre les arbres. Les lieux de l’intimité – repos, toilette – sont des cocons sur un palmier. Les lieux de mouvement et d’échanges sont des passerelles ou des plateaux, passerelles élargies tendues entre plusieurs palmiers.
Mode de «croissance» de cet habitat :
1. treehouse originel = 1 cocon
2. 1 + 1 cocon, avec 1 passerelle
3. si on tresse un troisième cocon, la passerelle devient une plate-forme
4. 3 + 1 cocon avec une passerelle ou un triangle de plancher,…
Plateaux et Cocons sont équipés de structures où accrocher tentures ou panneaux, étagères, lits et hamacs. La plateforme commune est ouverte sur toutes ses faces. Elle se couvre de plaques de polycarbonate contre la pluie et de lamelles de bambous contre le soleil. Sur le pourtour on déroule des stores pour ombrager le plateau ou se protéger de la pluie. Comme équipement, une paillasse pour cuisiner, une poulie pour hisser les affaires.
La limite dedans-dehors disparaît dans cette maison largement ouverte sur la forêt avec notamment sa baie vitrée ouvrable sur 8m sans poteau. Des espaces intermédiaires mi-extérieurs, mi-intérieurs participent à ce flou des limites: deux larges balcons prolongent les pièces de l’étage, une terrasse de 30m2 permet de doubler la surface du séjour en été, l’entrée est aussin un jardin d’hiver.
Située sur une clairière apparue après avoir nettoyé un gros roncier vers le milieu du terrain, la maison se camoufle dans une couronne épaisse de bois et de sous-bois, elle monte entre les arbres plutôt que de s’étaler, présente côté rues ses plus petits côtés qui disparaissent dans les reflets de vitrages ou de polycarbonate, les façades en dur se recouvrent peu à peu de plantes grimpantes.
La maison utilise l’énergie solaire passive couplée au gaz, par planchers chauffants. L’hiver, elle capte l’énergie solaire par ses larges baies vitrées Ouest et par la serre de l’entrée à l’Est, et la conserve grâce à ses blocs-murs de béton avec isolant intégré placés sur les faces Nord et Sud soumises aux plus grandes variations thermiques. La forêt de chênes laisse passer le soleil l’hiver et apporte ombre et fraîcheur en été. Les balcons permettent de se dégager du sol et de se rapprocher du feuillage des arbres, ils sont à la fois des observatoires et des espaces extérieurs intimes, liés aux chambres ou à la salle de bains.
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